Un arbitrage pro Lyonnais
Depuis plusieurs années, l'Olympique Lyonnais domine le football français. Une hégémonie indiscutable mais qui ne s'explique pas seulement par la qualité de l'effectif rhodanien. A la tête de l'OL, Jean-Michel Aulas a ainsi une importante part de responsabilité dans le succès de son club. Par son recrutement bien évidemment mais également par ses habituelles déclarations en coulisses. Le discours est d'ailleurs bien rôdé : Lyon, le mal aimé, est invariablement pénalisé par un arbitrage défavorable. Dans les travées de Chaban-Delmas, le président des Gones n'a donc pas manqué d'y aller de ses petites piques. « Un arbitrage à sens unique, des Girondins qui ont multiplié les agressions » : le monde à l'envers. Mais à l'arrivée, le corps arbitral est forcément déstabilisé par ce personnage important et influant du football hexagonal.
Comment expliquer en effet les mains à répétition des défenseurs lyonnais face à Bordeaux, toutes non sanctionnées par M.Derrien ? La chance du champion ? Pourquoi pas. Mais voilà surtout une nouvelle preuve que l'OL a un statut en part au sein de la L1. Le quadruple champion de France l'a d'ailleurs prouvé face aux Girondins. Jean-Michel Aulas évoque les agressions bordelaises ? Certes. Regardons les statistiques. Neuf fautes girondines samedi contre 35 pour les visiteurs. Qui sont donc les agresseurs ? Et que dire encore une fois des ces mains grossières dans la surface de Grégory Coupet ? Celle de Cris aurait mérité un penalty et peut-être même une expulsion tant le geste est volontaire. Les deux autres, signées Tiago, paraissent moins préméditées. Mais à l'arrivée, le bilan est accablant. Alors évidemment, l'OL n'est pas non plus épargné par les erreurs du corps arbitral. Mais Jean-Michel Aulas met tout son poids pour que la balance penche le plus souvent du bon côté.
Lyon n'est pas plus favorisé qu'un autre club
Sur les forums des supporters lyonnais, un même mouvement, spontané : la colère. Si quelques-uns reconnaissent que leur équipe n'a pas été trop malchanceuse vis-à-vis de l'arbitrage à Bordeaux, la plupart en a assez d'être ainsi pointée du doigt à chaque fois que leur équipe profite d'un mauvais jugement des hommes en noir (ou en jaune). Le leitmotiv est le suivant : l'OL est mal aimé et Lyon est dans le viseur à chaque occasion. Au final, à les entendre, on croirait qu'à part eux, personne n'explique les succès lyonnais que par un simple fait du talent sportif de leur onze. Tout serait dû à un complot organisé par Aulas et les arbitres.
Les erreurs d'arbitrage existent. Comme Foot-debat vous le rappelait dans un dossier consacré à l'arbitrage, ces erreurs s'équilibrent sur une saison. Entre le bon et le mauvais. Lyon est bien placé pour le savoir puisqu'il a été sorti de la Ligue des Champions face à Eindhoven la saison passée suite à un penalty non sifflé pour Nilmar. Toujours en Ligue des Champions, Lyon avait été éliminé une année après un but marqué par Anderson mais que l'arbitre n'avait pas accordé sans raison. En championnat, Lyon est victime d'erreurs aussi : un penalty non sifflé sur Cris à Marseille, faute de main d'Evra contre Monaco ou le hors jeu de Darcheville sur le centre amenant la première main frauduleuse de Cris à Bordeaux. Mais elles sont vite passées sous silence. Or, malgré ces erreurs, Lyon se relève souvent et par son talent arrive à s'en sortir en championnat.
Donc au final, Lyon ne me semble ni plus ni moins avantagé par les arbitres. Le problème vient sans doute de l'attitude bien française qui veut qu'on ne pardonne jamais rien aux gagnants. Surtout, il faut l'admettre : les sorties médiatiques de Jean-Michel Aulas finissent par donner du crédit à ceux qui ne voient dans les réussites lyonnaises que le coup de main chaleureux des arbitres. Au lieu de vilipender l'arbitrage de Bordeaux-Lyon, JMA aurait sans doute dû se taire et garder sa sortie pour un match où l'arbitre aura la dent dure contre son équipe. Samedi, à Bordeaux, l'OL méritait sans doute de prendre au moins un penalty et un rouge. L'arbitre en a jugé autrement. Accordons encore à ces hommes, non professionnels, le droit de se tromper... De bonne foi
Depuis plusieurs années, l'Olympique Lyonnais domine le football français. Une hégémonie indiscutable mais qui ne s'explique pas seulement par la qualité de l'effectif rhodanien. A la tête de l'OL, Jean-Michel Aulas a ainsi une importante part de responsabilité dans le succès de son club. Par son recrutement bien évidemment mais également par ses habituelles déclarations en coulisses. Le discours est d'ailleurs bien rôdé : Lyon, le mal aimé, est invariablement pénalisé par un arbitrage défavorable. Dans les travées de Chaban-Delmas, le président des Gones n'a donc pas manqué d'y aller de ses petites piques. « Un arbitrage à sens unique, des Girondins qui ont multiplié les agressions » : le monde à l'envers. Mais à l'arrivée, le corps arbitral est forcément déstabilisé par ce personnage important et influant du football hexagonal.
Comment expliquer en effet les mains à répétition des défenseurs lyonnais face à Bordeaux, toutes non sanctionnées par M.Derrien ? La chance du champion ? Pourquoi pas. Mais voilà surtout une nouvelle preuve que l'OL a un statut en part au sein de la L1. Le quadruple champion de France l'a d'ailleurs prouvé face aux Girondins. Jean-Michel Aulas évoque les agressions bordelaises ? Certes. Regardons les statistiques. Neuf fautes girondines samedi contre 35 pour les visiteurs. Qui sont donc les agresseurs ? Et que dire encore une fois des ces mains grossières dans la surface de Grégory Coupet ? Celle de Cris aurait mérité un penalty et peut-être même une expulsion tant le geste est volontaire. Les deux autres, signées Tiago, paraissent moins préméditées. Mais à l'arrivée, le bilan est accablant. Alors évidemment, l'OL n'est pas non plus épargné par les erreurs du corps arbitral. Mais Jean-Michel Aulas met tout son poids pour que la balance penche le plus souvent du bon côté.
Lyon n'est pas plus favorisé qu'un autre club
Sur les forums des supporters lyonnais, un même mouvement, spontané : la colère. Si quelques-uns reconnaissent que leur équipe n'a pas été trop malchanceuse vis-à-vis de l'arbitrage à Bordeaux, la plupart en a assez d'être ainsi pointée du doigt à chaque fois que leur équipe profite d'un mauvais jugement des hommes en noir (ou en jaune). Le leitmotiv est le suivant : l'OL est mal aimé et Lyon est dans le viseur à chaque occasion. Au final, à les entendre, on croirait qu'à part eux, personne n'explique les succès lyonnais que par un simple fait du talent sportif de leur onze. Tout serait dû à un complot organisé par Aulas et les arbitres.
Les erreurs d'arbitrage existent. Comme Foot-debat vous le rappelait dans un dossier consacré à l'arbitrage, ces erreurs s'équilibrent sur une saison. Entre le bon et le mauvais. Lyon est bien placé pour le savoir puisqu'il a été sorti de la Ligue des Champions face à Eindhoven la saison passée suite à un penalty non sifflé pour Nilmar. Toujours en Ligue des Champions, Lyon avait été éliminé une année après un but marqué par Anderson mais que l'arbitre n'avait pas accordé sans raison. En championnat, Lyon est victime d'erreurs aussi : un penalty non sifflé sur Cris à Marseille, faute de main d'Evra contre Monaco ou le hors jeu de Darcheville sur le centre amenant la première main frauduleuse de Cris à Bordeaux. Mais elles sont vite passées sous silence. Or, malgré ces erreurs, Lyon se relève souvent et par son talent arrive à s'en sortir en championnat.
Donc au final, Lyon ne me semble ni plus ni moins avantagé par les arbitres. Le problème vient sans doute de l'attitude bien française qui veut qu'on ne pardonne jamais rien aux gagnants. Surtout, il faut l'admettre : les sorties médiatiques de Jean-Michel Aulas finissent par donner du crédit à ceux qui ne voient dans les réussites lyonnaises que le coup de main chaleureux des arbitres. Au lieu de vilipender l'arbitrage de Bordeaux-Lyon, JMA aurait sans doute dû se taire et garder sa sortie pour un match où l'arbitre aura la dent dure contre son équipe. Samedi, à Bordeaux, l'OL méritait sans doute de prendre au moins un penalty et un rouge. L'arbitre en a jugé autrement. Accordons encore à ces hommes, non professionnels, le droit de se tromper... De bonne foi

